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Sep 27 2017

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Provinces should lead policy innovation on Canada’s defining issues – again

September 27, 2017 | By

With political news focused on federal tax changes, a federal cabinet shuffle, and federally-led NAFTA renegotiations, it is easy to lose sight of the where the weight of governing falls in Canada. According to the OECD, Canada’s provincial, territorial and local governments account for nearly four out of every five public dollars spent – a level of decentralization unmatched by any other developed country.

Provinces are also central to Canada’s work to solve global problems such as climate change, the resettlement of refugees, and pushing back on protectionism – work which underpins our international reputation. Beyond the deployment of the armed forces, Ottawa can today make few international commitments that can be delivered on without the buy-in of premiers.

It is worth keeping this in mind in the context of last week’s Quebec City meeting of the Quebec and Ontario cabinets. In Canada, more than in any other country, the decisions that shape the prosperity and quality of life of citizens at home, and the country’s influence abroad, are made at the provincial level. And in a globalized economy, the importance of provinces (not to mention cities) will only grow.

Last week’s joint cabinet meeting is also notable as it comes on the eve of the 50th anniversary of the Confederation of Tomorrow conference — a decisive and constructive intervention by provincial leaders at a crucial moment in the country’s history. The 1967 conference, convened by Ontario with Quebec’s support, allowed the premiers of the day to look beyond the centennial celebrations to share their perspectives on priorities for change. It also provided a forum for Quebec Premier Daniel Johnson to speak to his provincial counterparts about Quebec’s evolving aspirations in the wake of the Quiet Revolution.

The 1967 conference showed Canadians that provincial premiers could play a role in shaping the future of the country, and that their conversations could go far beyond the orchestration of funding requests and gang-ups on Ottawa. And it showed that a constructive dialogue between Ontario and Quebec could provide a foundation upon which progress on key national challenges can be made.

The challenges Canada is facing in 2017 – climate change, reconciliation with Indigenous peoples, the sustainability of health care, the impact of advanced technologies on jobs, international trade agreements, and the resettlement of refugees – could hardly be more different from the 1967 agenda. But the common thread remains: the issues that are shaping Canada’s future are ones that necessitate a visionary response from provincial governments.

Are today’s provinces up to this task? Short-term decisions about programs and services tailored to each province’s voters are not enough. Provinces must lead at a national level by collaborating to tackle the problems of our era – problems that no single government can solve on its own within the time-frame of a four-year electoral cycle. And provincial electorates must provide their governments with the latitude to engage in such cross-border governance.

The joint cabinet meetings between the country’s two largest provinces, and other meetings of premiers and provincial ministers, should be viewed through this lens. Whether or not such meetings conclude with an eye-catching announcement, the very fact that both governments are working together to move Canada forward on key issues is important in its own right.

Back in 1967, premiers Robarts and Johnson recognized that provinces must not only look inwards to defend provincial interests but should also look outwards to address issues that affect the country as a whole. This was the animating spirit of the original Confederation of Tomorrow. Fifty years later, this spirit was recaptured in Quebec’s recent discussion paper on “Our Way of Being Canadian.” The paper’s insistence on the need for “close collaboration with all the federative partners” was missed by those commentators who rushed to dismiss it as a premature intervention on the Constitution.

Two decades into the 21st century, it has never been more important to recognize that provincial governments have responsibilities that spill over their respective borders. Both Quebec and Ontario realize that their role in the federation lies not just in building a common front against moments of ill-conceived federal unilateralism – though there will be times when that is needed – but in partnering together to do better in those areas where provinces can make progress on their own.

The 50th anniversary of the original Confederation of Tomorrow conference is an opportune time to reflect on the fact that now more than ever, Canadians’ prosperity and quality of life depend on the provinces exercising national and even global leadership.
 

Confederation of Tomorrow 2.0 Conference

On December 11-12, 2017 in Toronto, the Mowat Centre will bring together political leaders, policymakers and thought leaders, and business and community leaders for a policy conference to assess how provinces can initiate innovative policy responses to the issues shaping Canada’s future.
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Les provinces devraient être le moteur de l’innovation politique pour les questions qui définissent le Canada – une fois de plus

Les actualités politiques mettant l’accent sur les changements apportés à l’impôt fédéral, au remaniement ministériel fédéral et aux renégociations de l’ALENA menées par le gouvernement fédéral, il est facile de perdre de vue à qui revient la gouvernance au Canada. D’après l’OCDE, les gouvernements provinciaux, territoriaux et locaux représentent presque les quatre cinquièmes des deniers publics dépensés – un niveau de décentralisation sans pareil dans les autres pays développés.

Les provinces jouent aussi un rôle essentiel dans le cadre du travail du Canada visant à régler les problèmes mondiaux comme le changement climatique, la réinstallation des personnes réfugiées et la lutte contre le protectionnisme – travail sur lequel s’étaye notre réputation à l’échelle internationale. Au-delà du déploiement des forces armées, Ottawa est désormais limité pour ce qui est de prendre des engagements internationaux pouvant être réalisés sans l’assentiment des premiers ministres.

Il importe de garder ces faits à l’esprit dans le contexte de la rencontre de la semaine dernière, dans la ville de Québec, des cabinets du Québec et de l’Ontario. Au Canada, plus que dans tout autre pays, les décisions qui façonnent la prospérité et la qualité de vie des citoyennes et citoyens chez eux ainsi que l’influence du pays à l’étranger sont prises à l’échelle provinciale. En outre, dans une économie mondialisée, l’importance des provinces (sans oublier les grandes villes) ne peut que croître.

La réunion conjointe des cabinets qui a eu lieu la semaine dernière est également notable puisqu’elle survient à la veille du 50e anniversaire de la Conférence sur la Confédération de demain – une intervention décisive et constructive des leaders provinciaux à un moment crucial dans l’histoire du pays. La conférence de 1967, convoquée par l’Ontario avec l’appui du Québec, a permis aux premiers ministres de l’époque d’aller au-delà des célébrations du centenaire pour mettre en commun leurs perspectives sur les priorités pour le changement. Elle a également fourni un forum au premier ministre du Québec, M. Daniel Johnson, afin qu’il puisse s’adresser à ses homologues provinciaux au sujet des nouvelles aspirations du Québec à l’aube de la Révolution tranquille.

La conférence de 1967 a montré aux Canadiennes et aux Canadiens que les premiers ministres provinciaux pouvaient jouer un rôle pour ce qui est de façonner l’avenir du pays, et que leurs conversations pouvaient aller bien au-delà de l’orchestration des demandes de financement et du ralliement contre Ottawa. Elle a aussi montré qu’un dialogue constructif entre l’Ontario et le Québec offrait une fondation sur laquelle pouvait s’appuyer le progrès au chapitre des principaux défis pancanadiens.

Les principaux défis auxquels le Canada doit faire face en 2017 – le changement climatique, la réconciliation avec les peuples autochtones, la durabilité des soins de santé, l’incidence des technologies de pointe sur le travail, les accords de commerce international et la réinstallation des personnes réfugiées – sont diamétralement différents des priorités de 1967. Cependant, un dénominateur commun demeure : les questions qui influencent l’avenir du Canada sont celles qui nécessitent une réponse visionnaire des gouvernements provinciaux.

Les provinces sont-elles prêtes à relever ce défi? Il ne suffit plus de prendre des décisions à court terme au sujet des programmes et des services en fonction des électrices et électeurs de chaque province. Les provinces doivent jouer leur rôle de leader à l’échelle pancanadienne en collaborant pour s’attaquer aux problèmes d’aujourd’hui – problèmes qui ne peuvent être réglés par un gouvernement à lui seul au cours d’un cycle électoral de quatre ans. L’électorat provincial doit aussi donner à son gouvernement la latitude requise pour qu’il prenne part à une telle gouvernance transfrontalière.

Les réunions conjointes de cabinets entre les deux plus grandes provinces du pays, et les autres réunions des premiers ministres et des ministres provinciaux, devraient être abordées sous cet angle. Que ces réunions se terminent ou non par une annonce intéressante, le fait que les deux gouvernements travaillent de concert pour faire progresser le Canada au chapitre de questions clés revêt à lui seul une grande importance.

En 1967, les premiers ministres Robarts et Johnson ont reconnu que les provinces ne devaient pas uniquement regarder chez elles pour défendre les intérêts provinciaux, mais qu’elles devaient aussi se tourner vers l’extérieur pour régler les problèmes touchant le pays dans son ensemble. C’est dans cet esprit que la Conférence de la Confédération de demain originale s’est déroulée. Cinquante ans plus tard, cet esprit s’est traduit de nouveau au Québec dans un document de réflexion intitulé « Québécois – Notre façon d’être Canadiens ». Des commentatrices et commentateurs, qui ont vite fait de le qualifier d’intervention prématurée sur la Constitution, ont fait fi de l’insistance du document sur le besoin de poursuivre une « collaboration …avec l’ensemble des partenaires fédératifs ».

Les deux premières décennies du XXIe siècle ont permis de démontrer qu’il est plus important que jamais de reconnaître que les gouvernements provinciaux ont des responsabilités qui vont au-delà de leurs frontières respectives. Le Québec et l’Ontario réalisent que leur rôle dans la fédération repose non seulement sur l’établissement d’un front commun contre les moments d’unilatéralisme fédéral mal conçu – bien que cela puisse s’avérer nécessaire parfois – mais aussi sur la collaboration afin d’améliorer les domaines dans lesquels les provinces peuvent faire des progrès par elles-mêmes.

Le 50e anniversaire de la Conférence sur la Confédération de demain originale représente le moment opportun pour réfléchir sur le fait que, maintenant plus que jamais, la prospérité et la qualité de vie des Canadiennes et des Canadiens dépendent du leadership des provinces à l’échelle pancanadienne et même mondiale.
 

Conférence sur la Confédération de demain 2.0

En novembre 1967, le premier ministre de l’Ontario a convoqué et tenu la Conférence sur la Confédération de demain, un événement historique. L’événement a permis aux chefs politiques des dix provinces de mettre en commun leurs perspectives sur l’avenir prometteur du pays et de définir des priorités pour le changement. La conférence a jeté les bases d’une fédération plus solide tirant parti de l’énergie et de l’enthousiasme créés par le centenaire du Canada.
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Release Date

September 27, 2017

Author

Andrew Parkin

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